POUR PUBLICATION IMMÉDIATE

18 janvier 2017

Personne à contacter : Lerato Letebele, coordinatrice de la communication pour 350Afrique, lerato@350.org, +233 55 555 6057; Landry Ninteretse, landry@350.org, +254 772791967

En réponse à la déclaration de l’Organisation météorologique mondiale sur l’état du climat mondial, qui montre que 2016 a été l’année la plus chaude jamais enregistrée, 350.org a publié la déclaration suivante :

« 2016 a été l’année où le changement climatique a pesé plus que jamais sur la planète, avec de graves conséquences humanitaires et environnementales. Nulle part dans le monde on ne peut nier le fait que l’intensité et la rapidité du changement climatique surprennent de nombreux.ses scientifiques, et que ses conséquences sont plus dramatiques pour les populations les plus vulnérables.  Il est important de souligner que le record a de nouveau été battu, mais il est tout aussi important d’insister avec force sur ce qui doit être fait pour empêcher ces catastrophes : nous devons laisser les combustibles fossiles sous terre. Que nous soyons bien compris, cela signifie mettre fin à tout nouveau projet dans les domaines du pétrole, du charbon ou du gaz.

Les représentants élus doivent tenir compte de cette dynamique, la planète sera préservée si les combustibles fossiles restent sous terre, alors qu’elle sera vouée à sa destruction si on les extrait. » Déclaration d’Aaron Packard,  coordinateur du programme Impacts environnementaux pour 350.org.

Partout dans le monde, des événements météorologiques tels que des tempêtes, sécheresses, inondations et feux de forêt emportent des vies humaines et menacent l’environnement et les moyens d’existence de millions d’hommes et de femmes. En Afrique, les pays du sud et de l’est du continent ont été les plus touchés par les deux années de sécheresse de 2014 à 2016 et par les conséquences du phénomène El Niño.  Les saisons des pluies peu marquées ont considérablement fragilisé une agriculture dépendante des précipitations, affectant ainsi négativement la production de nourriture.  La plupart des pays africains continuent à payer un lourd tribut en raison de leur excessive vulnérabilité aux risques climatiques et d’une extrême pauvreté.

« Parmi les coûts humanitaires de la crise climatique, on doit s’attendre à une hausse des phénomènes migratoires, déplaçant des millions de personnes à travers la région, et entraînant des conflits à grande échelle.  Les gouvernements africains doivent entendre cet appel et faire preuve d’un leadership de plus en plus solide en faveur d’actions pour le climat, qui démontre leur engagement à atteindre une production énergétique nationale 100 % renouvelable en mettant fin à tout nouveau projet dans les énergies fossiles, », a affirmé Landry Ninteretse responsable de l’équipe régionale 350Afrique.

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Principaux impacts climatiques en 2016

  • La NOAA (Agence américaine d’observation océanique et atmosphérique) a déclaré que 2016 a été la deuxième année la plus chaude jamais enregistrée aux États-Unis. 15 catastrophes climatiques et météorologiques ont entraîné 138 décès et 46 milliards de dollars de dégâts.
  • Selon l’OMM, les indicateurs à long terme du changement climatique d’origine anthropique ont atteint de nouveaux sommets en 2016, alors que les concentrations de dioxyde de carbone et de méthane ont battu de nouveaux records.
  • En novembre dernier, l’OMM a publié une déclaration provisoire pour 2016 adressée à la COP22, la conférence des Nations Unies sur le changement climatique, qui s’est tenue à Marrakech. La déclaration définitive sera publiée début 2017. Pour la première fois, l’évaluation se penche sur l’impact humanitaire. La déclaration attire l’attention sur les impacts suivants :
    • La sécheresse la plus grave a touché une bonne partie de l’Afrique australe.
    • Des vagues de chaleur extrême ont frappé l’Afrique du Sud et des records nationaux de température ont été battus au Koweït, en Iran, en Thaïlande et en Inde.
    • D’après les estimations, la sécheresse qui a frappé l’Afrique de l’Est a entraîné 24 millions de personnes dans une situation d’insécurité alimentaire.
    • Le Programme alimentaire mondial estime que 17 millions de personnes auront besoin d’assistance début 2017 dans les pays les plus touchés dont le Malawi, l’Angola, la Zambie, le Zimbabwe, le Mozambique, Madagascar et le Lesotho.
    • Le bassin du Yangtse, en Chine, a connu sa saison des crues la plus intense depuis 1999.
    • Le feu de forêt le plus dévastateur de l’histoire du Canada s’est déclaré près de Fort McMurray, dans l’Alberta.
    • Le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR) a déclaré que les aléas d’origine météorologique étaient à l’origine du déplacement de 14,7 millions de personnes en 2015 et qu’aucune région du monde n’était épargnée.
  • La Grande Barrière de corail a subi le pire blanchissement jamais enregistré, qui a affecté 92 % des coraux. Six mois après l’épisode de blanchissement, les scientifiques ont découvert que plus des deux tiers de la partie septentrionale de la Barrière étaient morts.