350Afrique salue le lancement par le ministère du Tourisme et ses partenaires d’un projet phare d’énergies renouvelables à Robben Island, site classé au patrimoine mondial de l’UNESCO. Ce lieu historique, qui consomme environ 400 kW d’électricité en période de pointe, va désormais passer à l’énergie solaire, ce qui constitue un brillant exemple pour les technologies renouvelables en Afrique du Sud. Ce microréseau de panneaux photovoltaïques est composé de batteries qui stockent l’électricité pendant les heures les plus ensoleillées pour la restituer la nuit ou les jours sans soleil, et la technologie solaire pour alimenter l’île en énergie renouvelable pendant au moins 9 mois par an.

Cette vidéo porte sur la dimension symbolique de Robben Island, qui constitue un exemple d’initiative audacieuse mise en œuvre par des citoyens, le secteur privé et les pouvoirs publics pour déployer des énergies renouvelables.

Alors que le mouvement de « déCOALonisation » (« coal » signifiant « charbon » en anglais) en Afrique prend de l’ampleur avec des campagnes anti-charbon et pro-renouvelables au Ghana et au Kenya, la très symbolique Robben Island en Afrique du Sud prend de l’avance sur d’autres sites emblématiques dans la transition vers les énergies renouvelables, et fait passer l’île à l’heure du solaire. Les 100 habitants vivant actuellement sur l’île et les milliers de touristes qui sont accueillis chaque jour pourront bénéficier de ce projet.

À travers toute l’Afrique, l’agriculture et le tourisme sont directement exposés aux impacts environnementaux. Le Cap, surnommée la « ville mère » et réputée pour son patrimoine dont Robben Island et le parc national de Table Mountain, pourrait manquer d’ eau douce d’ici 2019.

Au début de l’année, la ville s’est engagée à désinvestir ses actifs des énergies fossiles en faveur d’investissements plus durables. Elle deviendra ainsi la première ville d’un pays en développement à faire preuve d’une telle initiative en matière de climat et à participer aux engagements pris à l’échelle internationale par plus de 700 institutions à travers le monde, représentant plus de 5 000 milliards de dollars d’investissements.

En tant qu’organisation internationale de lutte contre le changement climatique, nous nous réjouissons des efforts entrepris par ce site emblématique. Les hauts responsables politiques, comme Govan Mbeki, Nelson Mandela et Walter Sisulu, qui ont été contraints à vivre sur l’île pendant des décennies dans l’espoir de briser les chaînes de l’oppression et de la division raciale, seraient fiers et honorés de cette initiative. Elle confirme qu’il est urgent de se battre pour le climat et de s’engager sur la voie des énergies durables.