C’est l’appel lancé par plus de 200 jeunes issus de 10 pays d’Afrique et représentants de gouvernements centraux et locaux, réunis à Kara au Togo du 13 au 15 novembre 2019 à l’occasion de la Conférence des Jeunes sur les Changements Climatiques. 

A quelques jours du début de la COP 25 à Madrid, les jeunes, les représentants de gouvernements centraux et locaux, ainsi que des chefs d’entreprises se sont donné rendez-vous à Kara au Togo s’informer sur les avancées dans la lutte contre le réchauffement climatique, se former pour mieux faire face aux enjeux en cours et futurs et travailler en synergie comme c’est le cas de la plateforme AfrikaVuka.  

Alors que le reste du monde redouble d’efforts pour se débarrasser des centrales à charbon, les participants à la conférence de Kara ont réaffirmé leur détermination de refuser l’implantation de telles centrales sur le continent déjà touché gravement par les effets du changement climatique. Ils se sont engagés à redoubler d’efforts et d’engagement pour résister à l’industrie fossile et mettre fin à la construction des infrastructures des combustibles fossiles en Afrique, a souligné Esso Klnam Pedessi, organisateur local de 350.org et membre du comité d’organisation de la CoJECC 2019.

Conscients que le véritable leadership climatique commence par le niveau local et passe par l’engagement réel et soutenu à promouvoir une transition rapide et juste vers une énergie 100 % renouvelable, les jeunes ont tenus à rappeler aux dirigeants qu’une des  réponses aux changements climatiques passe par l’interdiction immédiate de tout nouveau projet de combustible fossile. Il est aussi clair aujourd’hui qu’avec les innovations continues dans les technologies énergétiques, la transition vers des économies d’énergie durables et renouvelables n’est plus loin et l’Afrique doit ouvrir la voie à cette révolution historique. 

Au terme de trois (3) jours d’activités, les jeunes ont adopté une déclaration contenant des demandes clé aux gouvernements africains dont voici les principales: 

  • le ferme respect des engagements pris lors de l’accord de Paris
  • le refus de tout nouveau projet de combustibles fossiles en Afrique et la fermeture de ceux déjà lancés en l’occurrence les projets de centrales à charbon de San-Pédro en (Côte d’Ivoire), Bargny (Sénégal) et les autres envisagés
  • Concrétiser l’ambition d’augmenter la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique
  • l’arrêt de tout financement public et/ou privé des projets fossiles et l’allocation de tels financements vers les projets d’énergie renouvelable.

Pour finir, les participants ont dénoncé la rhétorique de “développement” couramment véhiculé par les compagnies charbonnières et demandent une participation active aux discussions sur les choix énergétiques. Selon eux, la transition basée sur les renouvelables pourra non seulement créer un monde plus juste et équitable mais aussi générer des millions de nouveaux emplois pour la jeunesse.