‘’Notre gouvernement viole l’article 27 de la de la Constitution de la République qui précise l’engagement de l’Etat Ivoirien à contribuer à la préservation du climat et d’un environnement sains pour les générations présentes et futures’’. Tels sont les propos liminaires de Yvonne Toba, Coordinatrice No-Vox Côte d’Ivoire, lors de l’ouverture d’un atelier d’échanges avec les leaders communautaires et militants environnementalistes.

En effet, depuis l’annonce fin décembre 2016 par le gouvernement ivoirien de la construction d’une centrale à charbon de 700 mégawatts (MW) à San-Pedro, la contestation ne cesse de grandir parmi les communautés locales et les organisations de la société civile de protection de l’environnement.

C’est donc pour relayer plus loin la voix des communautés locales et pour réaffirmer l’opposition  à cette centrale à charbon que trois organisations de la société civile ivoirienne à savoir Jeunes Volontaires pour l’Environnement en Côte d’Ivoire, NoVox Côte d’Ivoire, 350 Côte d’Ivoire en partenariat avec 350.org et Grain ont organisé les 29 et 30 Avril à Abidjan un atelier d’échanges et de réflexion sur la problématique posée par ce projet. L’objectif était d’éclairer l’opinion nationale sur les dangers que représente ladite et de demander au gouvernement de renoncer à ce projet suicidaire qui a de graves conséquences sur la pêche, l’agriculture, la santé, l’eau, la biodiversité ainsi que le tourisme qui est l’une des plus importante source de revenu dans cette région.

Les ONGs ont dénoncé la non communication de l’étude d’impact environnemental de ce projet, une étude d’impact qu’elles remettent d’ailleurs en cause. Aussi, elles  doutent de la garantie défendue par le constructeur de la centrale à charbon de San-Pedro et exigent du gouvernement l’abandon pur et simple du projet, tout en réclamant une plus grande ambition pour augmenter la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique. Elles ont aussi tenu à rappeler au gouvernement que la Côte d’Ivoire dispose d’importantes ressources énergétiques renouvelables dont elle peut tirer profit pour atteindre son potentiel de croissance, et n’a donc pas besoin de centrales à charbon. Pour une action véritable qui lutte contre les changements climatiques, les ONGs demandent au gouvernement de la Côte d’Ivoire l’arrêt immédiat des projets de combustibles fossiles à commencer par celui de San-Pédro et les autres envisagés !

L’atelier a été suivi le lendemain par une conférence de presse, occasion pour les trois organisations de partager les conclusions des échanges avec l’opinion locale et internationale.