La semaine du 4 au 8 novembre 2019 a été  marquée par différentes activités de plaidoyer pour amener les décideurs politiques à revoir leur position quant à la décision d’autorisation de l’exploitation du pétrole dans les parcs Virunga et Salonga. 

Ces activités ont démarré par une  conférence de presse qui a réuni une vingtaine de médias. Ensuite, les étudiants de l’Université de Kinshasa, de l’Université Protestante du Congo (UPC) et l’Institut Supérieur Pédagogique (ISP) ont été mobilisés pour dénoncer des initiatives de désaffectation des aires protégées de Virunga. Enfin, les efforts de collecte des signatures pour la pétition qui vise à dénoncer l’exploitation du pétrole dans les Virunga auprès des réseaux d’organisations environnementales dont le Conseil National des Organisations Non Gouvernementales de Développement (CNONGD) représentant plus de trois mille (3. 000) organisations implantées dans les vingt-six (26) provinces se sont poursuivis.

Lors des différentes séances de mobilisation, les étudiants ont vivement interpellés le Président Tshisekedi et son gouvernement sur les danger que représente l’exploitation du pétrole dans ces aires protégées. Pour eux, le seul objectif des entreprises pétrolières est de détruire les ressources naturelles et les communautés locales.

“Nous devons non seulement protéger nos gorilles de montagne – une espèce en voie de disparition – mais aussi garantir le bien-être des communautés vivant près de ces espaces. Il est grand temps que le Chef de l’Etat sorte de son mutisme pour annuler définitivement les licences déjà accordées et réitérer sa détermination pour le respect des engagements nationaux et internationaux de protection de l’environnement” a indiqué André Moliro, organisateur de 350.org à Kinshasa. 

Plusieurs argumentaires ont été développés pour démontrer les nuisances aux communautés locales, à l’environnement, à la biodiversité animale et faunique de cette décision d’exploitation du pétrole dans Virunga qui désaffecterait ce parc légendaire, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO et en même temps site RAMSAR à cause de sa biodiversité impressionnante dont certaines espèces rares et en voie de disparition qui n’existent nulle part ailleurs dans le monde.

Au cours des échanges,  les étudiants ont réaffirmé leur engagement aux côtés des communautés riveraines ainsi que de la société civile locale pour s’opposer à ces licences d’exploration pétrolière visant à satisfaire seulement l’appétit vorace des entreprises pétrolières. Ces licences auraient des conséquences dramatiques sur les vies et droits des communautés locales dont la déforestation à grande échelle, l’insécurité, la pollution ainsi que la destruction des moyens de subsistance des communautés. Les étudiants appellent plutôt le gouvernement à prioriser les investissements dans les énergies renouvelables pour promouvoir le développement durable des économies locales à travers des alternatives économiques existantes au sein des aires protégées.