Un peu plus d’un mois après la grande mobilisation dénommée “Dans nos rues pour le climat” au cours de laquelle des centaines de milliers de personnes ont défilé pour exiger de véritables mesures et actions en vue de stopper le dérèglement climatique, l’équipe 350 RDC a organisé une matinée d’échanges ce jeudi 15 novembre dans la salle de conférence du Conseil National de la Jeunesse centre sur la présentation du récent rapport du GIER qui revient sur le trajectoire à suivre pour contenir le réchauffement climatique d’ici 2100 en dessous de 1,5 °C.

Plus d’une centaine de participants composés en majorité de jeunes, du représentant des ministères de l’Environnement et Energie et Hydraulique, le Service des entreprises pétrolières, Total RDC et les journalistes a assisté aux discussions de la journée.

Les échanges ont essentiellement tourné autour de deux communications dont l’une sur le contenu du dernier rapport du GIEC qui a été présenté par Georges Ilunga Kaposola, cadre au Ministère de l’Environnement. Son exposé a mis en exergue un certain nombre de conséquences des changements climatiques qui pourraient être évitées si le réchauffement était limité à 1,5 ºC, et non à 2 ºC ou plus.

La deuxième communication présentée par Monsieur André Moliro de Hope land Congo, a servi de décryptage au rapport du GIEC et a aussi présenté des approches des solutions contenu dans le dossier de 350 dénommé « Les peuples pour 1,5 °C » qui rassemble les histoires de plusieurs communautés qui luttent contre des projets fossiles et pour une transition rapide et juste vers une énergie 100 % renouvelable. Il a montré à quel point ces communautés sont déjà touchées par les dérèglements climatiques et combien leurs luttes se fondent sur les connaissances scientifiques les plus récentes.

Dans le débat qui a suivi, les participants et les orateurs du jour, en présence des autorités et experts ont félicité 350.org et son équipe locale pour avoir initié ces échanges à la veille de la COP 24, ce qui a permis de rappeler les enjeux et les attentes des pays africains. La séance a pris fin avec la rédaction d’une déclaration qui a insisté sur l’urgence d’accélérer la transition vers des systèmes d’énergie 100 % renouvelable implantés localement, en passant à une électricité solaire et éolienne autonome et à la production énergétique communautaire. Une fois adopté et mise en œuvre, cette déclaration permettrait d’arracher le pouvoir aux géants du secteur pour le remettre à son détenteur légitime qu’est le peuple et les communautés locales confrontés aux ravages de l’extractivisme, particulièrement en RDC.