Les journées du 7, 8 et 9 Décembre 2018 ont été consacrés à une série d’activités de mobilisation des populations de Bargny et Rufisque visant à alerter l’opinion locale, nationale et internationale sur les dangers et risques que posent la centrale à charbon de Bargny. Des expositions de photos prises dans le cadre du webdocumentaire “Bargny, ici commence l’émergence” en passant par la projection du film « the Bliss of Ignorance » et le panel de discussion sur les impacts du charbon sur la santé, l’environnement, l’agriculture et la pêche ont constitué le menu de ces mobilisations à Bargny Guedj.

 

Initié par le « collectif des communautés affectées » et le Réseau des Associations Pour l’Environnement et la Nature de Bargny (RAPEN), ces mobilisations ont drainé plus de 1.500 participants et une dizaine de média composés de télévisions, radio, presses écrites et en lignes. Elles visaient à exposer au public les impacts négatifs des centrales à charbon sur le bien-être des populations, réaffirmer l’opposition de la communauté de Bargny à la centrale à charbon compte tenu de ses impacts négatifs et multiples connus et enfin à présenter le potentiel important existant au Sénégal favorable à la production d’électricité pour les populations en utilisant les ressources énergétiques renouvelables.

 

Les participants venus de la commune de Bargny et des environs étaient essentiellement composés des membres des communautés à la base (pêcheurs, agriculteurs et artisans), des élus locaux, les associations des femmes transformatrices de poisson, les jeunes, les notables. Tous un seul message « Pas d’avenir pour le charbon et les combustibles fossiles».

 

Inscrite dans le cadre des négociations de la 24e conférence des parties (COP 24) de la convention cadre des nations unies sur le changement climatique (CCNUCC) de Katowice (Pologne), cette action visait aussi à interpeller le gouvernement Sénégalais sur ces engagements de réduction des émissions de GES pris au plan national et international (Accord de Paris) en abandonnant le projet de construction de la centrale de Bargny.

Des messages de sensibilisation ont été délivrés pour rappeler que l’Afrique dispose d’une vaste gamme de sources d’énergie renouvelables dont elle peut tirer profit pour atteindre son potentiel de croissance, et n’a aucunement besoin de centrales à charbon qui se ferment l’une après l’autre à travers la planète. A ce propos, Monsieur Daouda Gueye au nom du Réseau des Associations Pour l’Environnement et la Nature de Bargny a tenu a précisé que le Sénégal n’a pas besoin de centrale à charbon car disposant d’importantes ressources énergétiques renouvelables favorables à la production d’électricité suffisante. Entre autres, plus de 3.000 heures d’ensoleillement par an, d’une irradiation globale de 2 000 KWH/m2/an (MEPN, 1997) et un potentiel hydroélectrique estimé à près de 1.400 MW sur les fleuves Sénégal et Gambie. Il a donc invité les autorités à s’engager résolument sur la voie du développement des énergies 100% renouvelables afin de garantir aux générations présentes et futures un avenir sûr.