Lancée au lendemain de la publication du rapport du GIEC sur le scénario 1,5°C qui confirme que « quiconque soutient l’industrie fossile contribue sciemment au réchauffement climatique et à des souffrances incalculables aux quatre coins du monde », la formation des décideurs locaux béninois pour l’intégration des énergies renouvelables dans les outils communaux de développement tenue ce jeudi 15 novembre dans la ville de Bohicon visait à sensibiliser, former et encourager une prise de décision depuis le niveau local jusqu’au niveau national.

 

Près d’une trentaine d’élus locaux et communaux, responsables d’ONGs et journalistes ont participé à cette formation. Les participants ont été entretenu par des communicateurs avertis sur les questions d’énergies renouvelables et de développement territorial.

 

Lors des échanges, l’exemple de la commune de Toffo située dans le département de l’atlantique a édifié tous les participants. Depuis quelques années, cette commune pratique le mix énergétique en associant l’énergie solaire au courant conventionnel. « Nous devons accélérer fortement la transition vers des systèmes d’énergie 100 % renouvelable implantés localement, en passant à une électricité solaire et à la production énergétique communautaire, c’est là notre vraie indépendance » a exhorté le 2ème Adjoint au Maire de Toffo s’adressant à ses pairs élus locaux.

 

Parmi les engagements pris par les autorités locales, citons ici la nécessité d’accorder une place de choix questions d’énergie renouvelable dans les outils de planification local à savoir le Plan de Développement Communal (PDC), le Plan Annuel de Développement (PAD) et le Plan Annuel d’Investissement (PAI).

 

En Afrique plus de 620 millions de personnes n’ont pas accès à l’électricité [1]. En considérant certains pays en Afrique de l’Ouest comme le Sénégal, le Bénin et la Côte d’Ivoire, on y dénombre respectivement : 6 millions, 7 millions et 15 millions d’habitants n’ayant pas accès à l’électricité. Face à ces défis, certains décideurs africains, encouragés par certaines entreprises avides de profits et Etats peu soucieux des impacts sociaux et environnementaux font le choix des investissements dans les combustibles fossiles comme le charbon prétextant son faible coût alors que ces sources d’énergies conventionnelles sont responsables du dérèglement climatique auquel on assiste et sont de plus en plus découragées partout sur la planète.